Failly-Vrémy
Villages lorrains

 

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Général Ardant

Mise à jour : 15/03/03

VREMY

    Vrémy, village d'aujourd'hui 307 hectares, existait déjà il y a fort longtemps.
    En effet, d'après les fouilles qui ont été effectuées en 1926, on aurait trouvé une villa gallo-romaine qui s'appelait alors VREMILIACUM.
    Puis, le nom du village a évolué au cours du temps. Voici la liste, non exhaustive, des différents noms qui lui ont été attribués:

en 1296, dans la charte de l’Abbaye de Saint Arnould de Metz, Vrémy est mentionné sous le nom de VIRMIEZ

au cours du siècle suivant : VERMIEZ

en 1337 : VREMIEZ

en 1404 : WERMIEZ

en 1490 : WRAMIEZ

en 1495 : VRAMIEZ

au XVI ème siècle : VERMY

au XVII ème siècle : VREMY

en 1941, sous l’occupation allemande : FREMMINGEN

    Le village de Vrémy appartenait au Pays Messin, une des anciennes divisions de L'Evéché de Metz. L'Evéché de Metz, le plus puissant, possédait entre autre, le pays messin et le pays du Saulnois (alentours de Vic sur Seille). Les 3 Evéchés (Metz, TOul et Verdun) étaient des principautés indépendantes du reste de la Lorraine, rattachées à la France depuis le 16e siècle.

    Au XVIIème siècle, ce village était déjà annexe de la paroisse de Failly.

    La commune de Vrémy fit partie du canton de Vry de 1790 à 1802, où elle fut classée dans le canton actuel : Vigy.


La place de l'abreuvoir 
dans les années 50

Vrémy, et les villages et annexes des environs qui dépendaient de l’église-mère* de Failly, font partie du Pays des Queulots, dont Failly en est la «capitale». 

* Ce sont : Augny-sous-Grimont (aujourd’hui disparu), Poixe (annexé par Servigny), Servigny-lès-Sainte-Barbe, Vany, Villers-sous-l’Ormes et Vrémy.

    Le 1er janvier 1974, la commune de Vrémy a fusionné avec celle de Failly, située à quelques deux kilomètres.

 

 

bullet Le Château                           

  
A droite: le château de Vrémy. Photo avant la démolition, au printemps 1999.
Ces ruines
n'existent plus.
A gauche : le "pigeonnier" du château. Cette tour existe encore et a été rénovée par un particulier.

 

    Le château dont l'on pouvait encore admirer les ruines en 1999 au centre du village avait été construit en 1862-1863 par le général Ardant, ancien préfet de la Moselle, marié à Claire De Regicourt et décédé en 1868 par l’explosion d’un obus à Vincennes.

      Le château, plus tard, inhabité, devient une ruine à partir de 1949 et un incendie le détruisit presque totalement en 1951.

    Au même emplacement existait déjà château qui aurait été construit vers le XVIe siècle. En 1681, il y avait au moins deux seigneurs à Vrémy qui se partageaient les dîmes sur le ban. Vers 1750, les D'huart se partagent Vrémy avec les Georges.

    Le grand seigneur qui vécut dans le château est le seigneur De Couet Paul Philibert, Mie frère du précepteur, chevalier de Saint-Louis, lieutenant colonel d’infanterie à la suite du régiment de Pré mont et premier aide-major de l’école royale militaire. Décédé le 27 juillet 1782, il avait épousé Mie Anne Samson en l’église des Antonnistes, par Saint-Maximen. Ensuite veuf, il se remaria avec Mie Prétronille Emmercy de Boislogé (domicilié e à la propagation, lieutenant d’artillerie commandant au département de l’Île de France et à l’Arsenal de Paris). De leur mariage naquirent quatre enfants :
- Joseph, né le 24 avril 1761, décédé à 3 ans 1/2
- Anne-Charlotte Pétronille, née le 22 mai 1760, décédée le 13 avril 1765
- Jacques Philbert, né le 30 octobre 1763, lequel suit.
- Mie Charlotte-Henriette, né e le 12 janvier 1766, marié e à Louis Alexandre Léautaud Artaud de Montaubant, laquelle assura avec son époux la charge du château.

    Pendant la guerre de 1870, un général allemand, Vonsteinmetz, y avait été relevé de son commandement en août 70. Il résida donc pendant trois jours au château de Vrémy.

    Les seigneurs de Vrémy qui vivaient dans le village étaient enterrés, non pas comme les autres habitants dans le cimetière de Failly qui se trouvait autour de l'Eglise, mais dans la chapelle du château.

   
Aux archives, des documents rédigés par des seigneurs de Vrémy (1691) disent que les habitants devaient leur donner la 8e hotte de raisin, la onzième gerbe de blé...

    Chaque seigneur nommait un maire royal dans le village et les habitants élisaient les échevins. Le maire royal et les échevins formaient une sorte de conseil municipal.
 

    Avant la construction de ce château, les seigneurs vivaient à Metz. Il y eut les familles des Hanguignon et des Gournay à partir de 1338. Ils étaient pratiquement seigneurs de toute la région de Metz de 1600 à 1639. La famille de Regicourt fut aussi classée parmi les seigneurs de Vrémy. En 1665, les de Gournay suivirent. leur maison é tait l’Hôtel de Gournay, rue du Grand Cerf à Metz. En 1681, c’était la famille Ringaud de la Gerardinière. Au XVII è me siècle, la célèbre famille messine Ferry a possédé la seigneurie. Enfin, en 1750, les Couet du Vivier dont la maison est toujours sous les arcades à Metz, place Saint-Louis. 


Page fille : Le Général Ardant

--> voir aussi Rue du Général Ardant et dans Château de Vrémy

 

   

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